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La naturopathie pour qui ?

On me demande souvent à qui s’adresse la naturopathie, ou encore s’il y a un profil typique qu’il faudrait avoir pour consulter…

J’ai toujours du mal à répondre à cette question car elle est très vaste, et si je répond simplement que ça s’adresse à tout le monde, ce n’est quand même pas très éclairant.

Pourtant c’est vrai, j’en suis convaincue, la naturopathie s’adresse à tout le monde.

Déjà, elle s’applique à tous les ages de la vie: un bébé qui a de l’eczéma, un enfant fatigable, un adolescent, un jeune sportif, une femme enceinte, un quadragénaire citadin,  un femme en pré-ménopause, un  retraité, ou même un senior…  Bien sûr, ce n’est pas exhaustif.

Pourquoi se tourner vers la naturopathie ? Il y a là encore de multiples raisons, difficiles à hiérarchiser.

D’abord, il y a le rôle de conseiller en alimentation, pour équilibrer de manière intelligente et naturelle son assiette, l’adapter aux besoins et aux capacités de son corps. Ce que l’on mange, c’est une question importante qui nous touche tous.

Ensuite, par exemple, il y a les problèmes chroniques d’allergie, de migraine,  de peau, de digestion. Autant de problèmes pour lesquels les traitements classiques sont loin d’etre toujours satisfaisant, et sont parfois contraignant. Pourtant, souvent derrière ces problèmes se cache un organe en faiblesse, ou surmené. Des cures de revitalisation et de drainage naturopathiques peuvent être complètement adaptées.

Heureux ceux qui n’ont jamais eu de problème de sommeil, ou de manque d’entrain, ou d’endurance. Mais là encore la naturopathie a son mot à dire, quand elle conseille des aliments et des plantes qui stimulent et réactivent la production de neurotransmetteurs.
Puis il y a les dépendances, la première d’entre elle étant peut être celle au sucre (mais aussi bien sûr les autres dépendances, tabac, alcool, ou même jeu…). Toutes sont difficiles, mais la naturopathie permet de donner là encore un cap “au naturel”.
Personnellement, j’ai beaucoup de plaisir à accompagner les femmes enceintes dans cette période unique de leur vie et dans la préparation de celle à venir. Les choix naturels y sont importants, et la naturopathie peut soutenir l’équilibre de la maman et du bébé.

Il y a encore tellement d’autres raisons : ostéoporose, arthrose, ORL, terrains inflammatoires, fécondité…
Donc oui vraiment, la naturopathie s’adresse à tous. Non, il n’y a pas de profil typique pour consulter. Bien entendu, la naturopathie n’a pas la réponse assurée et immédiate (et sans effort) à tout, mais elle peut vraiment avoir son mot à dire, parfois de manière cruciale, dans bien des cas, exceptionnels, ou de la vie courante.

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Les premiers aliments de bébé

La diversification alimentaire peut commencer à 5 mois, mais mieux vaut attendre 6 mois  que les intestins de bébé soient mieux formés et ainsi éviter au maximum les intolérances et les allergies alimentaires.
 
Introduction des aliments pas famille :
 
Les céréales : on va commencer par proposer à bébé des bouillies à base de céréales sans gluten (riz, sarrasin, quinoa, millet) faite avec de « la crème de céréales », c’est à dire de la farine pré-cuite très digeste qu’on mélange à de l’eau.
 
Les protéines animales : on va attendre les 8 mois de bébé pour lui proposer de la viande mixé ou en morceaux selon les dents déjà sorties.
Le poisson est souvent peu recommandé avant 1 ans à cause des allergies, toutefois c’est une protéine de choix qui contient de bonnes graisses pour la formation du cerveau. On va privilégier les poissons gras : saumon, maquereau, sardine, cabillaud… on peut en proposer 2 fois dans la semaine. N’hésitez pas, cependant, à donner, dès 8 mois, du foie de morue qui est très riche en oméga 3 (indispensable au développement du cerveau) et en vitamine D (nécessaire pour la croissance osseuse).
Pour les oeufs, on commencera par proposer le jaune qui a moins de goût et progressivement on introduira le blanc. On choisira si possible des oeufs extra frais qu’on pourra proposer au bébé mollet voire coque (cuisson 5 min et 3 min).
 
Les protéines végétales : dès 6 mois on peut lui proposer de la purée d’amande blanche (riche en calcium, magnésium et vitamines B) à mélanger à de la compote par exemple. Il existe aussi des
préparations en poudre très complètes à base d’amande blanche, de céréales et légumineuses germées, qu’on peut aussi donner à 6 mois. On les trouve en magasin bio (La Mandorle, Debardo…) En revanche, pour les légumineuses non germées  (lentilles, pois chiche, pois cassé, soja…) on attendra les 12 mois de l’enfant.
 
 
Les légumes et les fruits de saison seront bien entendu cuit au début, à proposer mixés ou en morceaux selon la dentition du bébé. On évitera les agrumes et les fraises pour les risques d’allergies. Pour varier proposez lui un peu de jus de légumes lactofermenté que vous pourrez diluer à votre convenance (hormis la tomate).
 
Les huiles végétales : elles sont importantes pour leur richesse en oméga 3 et 6. A ne pas oublier, donc. On rajoutera dans les plats de bébé de l’huile de colza associée à l’huile d’olive ou cameline ou onagre ou de l’huile de poisson désodorisée.
 
Votre bébé saura vous faire comprendre, s’il mange avec vous à table, qu’il a envie de goûter d’autres choses que du lait ; le forcer n’est pas la meilleure des solutions.
 
Isabelle Schillig, naturopathe à Uriage